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Synthèse de la réunion publique live du 12 mars

13 mars 2020

En raison des mesures de restriction liées à l’épidémie de coronavirus, l’ensemble des réunions publiques ont été annulées. Nous vous avions donné rendez-vous hier soir sur Facebook live pour une conférence interactive et vous avez été nombreux à nous poser vos questions. Retrouvez ci-dessous une synthèse par thématiques des échanges. 

Point programme : l’écologie

Alimentation : Nous passerons au 100% bio dans les cantines scolaires. Acheter des terres pour installer un producteur ou un salarié en régie pour pouvoir s’approvisionner en bio localement. Ainsi, nous pourrons allier la qualité des produits et la qualité gustative pour une alimentation saine. 

Energie : Nous envisageons de changer de fournisseur sur certains compteurs afin de nous fournir en énergies vertes. Nous allons également recenser les toits des bâtiments municipaux sur lesquels il sera possible d’installer des panneaux photovoltaïques, comme cela se fait à Lorient par exemple. Concernant la chaudière bois, nous aimerions reprendre l’idée de transformer l’unique foyer surdimensionné par deux foyers plus petits qui nous permettront d’adapter la combustion. Nous mettrons également en place un contrôle sur l’approvisionnement du bois de chauffage, car sa qualité impacte directement la production de dioxyde. 

Mobilités : Nous favoriserons l’usage des mobilités douces dans Auray, plutôt mal lotie en la matière : vélos, piétons, skate, trottinettes, nouvelles formes de mobilité, afin de sécuriser les usagers, ainsi que les personnes à mobilité réduite. Cela passera forcément par repenser la place de la voiture dans la ville. Une réflexion à laquelle seront associés les usagers, afin de prendre les décisions les plus adéquates.

Point programme : le social 

Le logement : le constat des Alréens est qu’il est difficile de se trouver à se loger à Auray. C’est trop cher. Dans nos propositions, le bail solidaire permet d’avoir des logements 30% moins chers puisque les gens sont propriétaires du logement mais le foncier reste à la commune. Une autre piste concerne le prêt social accession, où dans un premier temps les gens sont locataires puis commencent à rembourser pour devenir propriétaires.

Le logement d’urgence : il a y a des carences sur le pays d’Auray pour les personnes en grande précarité (sans domicile fixe, demandeur d’asile, femmes victimes de violences). L’idée est d’ouvrir plus de places (bientôt ouverture de la maison des familles) et de permettre l’accompagnement, par des professionnels, des personnes accueillies.

Le centre social : Nous souhaitons créer un centre social dans la ville. La municipalité actuelle a refusé de le faire il y a 1 an alors qu’il est subventionné et demandé par la CAF et l’Etat. Ce lieu culturel et intergénérationnel implanté au Gumenen, permettra aux usagers d’avoir accès à des services (loisirs, accès aux droits) ainsi que des permanences d’association répondant à des besoins spécifiques. C’est un pôle ressource pour tous les Alréen.ne.s, un espace de soutien, d’activité, de citoyenneté, d’accompagnement de projets.

La tarification des services de la ville : nous avons constaté que les tarifs (garderie, cantine) augmentent chaque année et que 70% des Alréens paient le plein tarif (un couple au SMIC avec 2 enfants au SMIC paie le tarif maximum).

Notre proposition est de revoir la grille tarifaire pour obtenir une réelle dégressivité et de l’élargir ça aux services culturels.

Point programme : le numérique

Nous sommes la seule liste à proposer un programme sur le numérique, alors qu’il s’agit d’un des grands enjeux de demain. Nous avons la chance d’avoir la fibre à Auray, ce qui a permis l’installation d’entreprises du net, d’espaces de coworking, du Fablab, et d’apporter de nouvelles compétences sur notre territoire. Nous avons imaginé un programme numérique qui sera au service du citoyen. Il est construit en trois volets : 

D’abord, la gestion de la transparence de l’information collective, l’aide à la formation aux habitants, la mise en ligne des données publiques (cadre de la loi Lemaire) et la protection des données personnelles.  

Ensuite, nous souhaitons la création d’un espace numérique public, qui permettrait à tous de venir se former et partager des connaissances. Ce serait un lieu de mixité sociale et intergénérationnelle où les usagers pourraient s’entraider.

Enfin, nous mettrons en place une plateforme numérique citoyenne, pour permettre à tous de communiquer avec la mairie mais aussi entre citoyens. Nous avons envie de créer des hackathons (rencontres entre informaticiens du pays d’Auray pour créer des outils collectifs et partager des savoirs).

 

Vos questions :

Thème : écologie :

Toutes les listes sont vertes aujourd’hui. Qui croire ?

Nous !!

A la fois par notre passé, par les engagements associatifs et par nos choix :

– le 100% bio pour les enfants qui agit sur l’environnement, la santé des enfants et l’empreinte carbone.

– l’énergie  renouvelable par des panneaux photovoltaïques ou une chaudière bois. Ça va plus loin que de dire « marchez à pied ».

– les pistes cyclables

Cela s’inscrit dans un projet plus global. L’exemple de l’avenue du Général De Gaulle est symptomatique de ce qui a été fait par des personnes qui se réclament du mouvement écologique. Nous sommes dans une logique qui va plus loin et qui est sincère.

Les autres listes parlent de verdir la ville. Nous aussi on veut planter des arbres, mais ça va au-delà de ça. Nous sommes les seuls à vraiment parler de relocaliser la production énergétique et la production alimentaire.

 Donc les autres listes : c’est du greenwashing ?

L’écologie est un des sujets qui lie les membres de notre collectif, de plus Claire Masson est encartée EELV. Etant donné que l’écologie a le vent en poupe et que c’est un argument hyper électoraliste, il est bon pour certaines listes d’y penser avant les élections.

Avez-vous prévu des espaces verts dans la ville ?

On amène toute une réflexion là-dessus, mais que nous allons mener aussi avec les habitants. Nous souhaitons garder le square de la fraternité en square car il faut de l’espace vert en centre-ville, pour des questions de réchauffement climatique et de bien-être. Mais on se pose la question aussi autour de la Chapelle du Saint Esprit par exemple. C’est dommage de faire un parking autour de cette valeur-là. Cela pourrait être un espace vert très agréable pour tous, avec des bancs, des arbres. Ce serait magnifique !

C’est donc quelque chose auquel on pense.

 Nos agriculteurs nous nourrissent depuis des lustres. Il faut les aider à prendre le virage du Bio et c’est un métier

C’est dans nos engagements de proposer du bio et du local pour l’agriculture et nous sommes conscients que ce métier d’agriculteur-trice ne s’improvise pas. Nous avons suffisamment étudié ce dossier, car c’est une de nos priorités, pour s’entourer de personnes compétentes sur le sujet. Nous serons à l’écoute, évidemment, des paysans de la commune qui souhaiteraient prendre ce virage, nous tendons à ne plus utiliser de pesticides dans notre ville.

 Comment faire du 100% bio pour la cuisine centrale des cantines?

Alors ça c’est facile ! Enfin…

Il  y a plein de communes qui l’ont fait, donc ce n’est pas si compliqué que ça visiblement… 

Nous nous basons dans nos études sur la commune de Moans-Sartoux, commune de la même taille, et qui livre à peu près le même nombre de repas que nous. On fait 600 repas  jour pour les écoles et 100 repas en portage… Moans-Sartoux pour faire 1000 repas jour a besoin de 4,5 hectares de terres qu’ils cultivent avec des salariés communaux. Nous avec 4 hectares c’est suffisant.

On peut produire nos besoins en fruits et légumes… On peut s’approvisionner localement au niveau de la viande. Dans tous les cas, ce type d’alimentation, impose moins d’alimentation carnée, moins de viande, et quelques repas végétariens. Donc une réflexion sur les protéines végétales, et une alimentation avec des produits de saison. Il faudra embaucher des cuisiniers au niveau de la commune qui sont habitués à travailler avec des produits de saison et locaux, et qui savent aussi varier. Si on a du potiron pendant plusieurs semaines, ne pas toujours faire la même chose! Cela dépend de tout ça, mais c’est tout à fait jouable, pas mal de communes sont déjà en train de le mettre en place.

A titre de comparaison, sur Moans-Sartoux on est sur un coût repas qui est autour de 9€, Auray a un coût repas qui est de 11€ pour la commune. Donc ça ne coûte pas plus cher ce fonctionnement en régie, d’avoir les terres et de produire directement.

Et où situez-vous votre exploitation agricole ? 

Nous n’avons pas encore décidé du lieu d’exploitation, plusieurs sont à l’étude et pas forcément sur Auray. La commune pourrait également baser son exploitation sur une commune limitrophe qui dispose de plus de terres.

Que répondez-vous aux autres listes qui vous accusent d’être liés au collectif cantine ?

Nous sommes très surpris de la façon de s’exprimer des autres listes, sans vouloir entrer dans la polémique, à partir du moment où ils prônent la démocratie participative, leur réactions démontrent l’inverse ! On ne peut pas fustiger un collectif indépendant qui a enquêté sérieusement depuis plusieurs années de donner son avis et remettre en question leur évaluation. 

C’est assez symptomatique d’un comportement qui n’est pas justement celui que l’on souhaite : d’une ouverture et d’une remise en question

Vous souhaitez remplacer la chaudière bois qui a toujours été un problème, surtout pour les habitants du quartier, mais c’est vous, Claire Masson, qui avez monté ce projet…

Ce n’est pas réellement ce qu’il s’est passé. 

Claire Masson avait fait réaliser une pré-étude gratuite, par l’association rennaise « Aile » en 2008, avant la fin de son mandat avec l’équipe de Michel Le Scouarnec. 

Le résultat de cette étude était favorable à la chaudière bois, notamment dû au fait que le quartier était au début de sa rénovation. Avec ce renouvellement urbain, nous devions refaire les 600 logements, refaire des espaces publics et pouvoir tout connecter. De même que les promoteurs privés, qui devaient prendre en charge des logements, il était inclus dans le contrat qu’ils devaient être connectés à cette chaudière. 

Par la suite, la municipalité suivante a enclenché l’étude de faisabilité réelle puis la mise en place. Le prestataire choisi, Cofely Suez, est un très gros prestataire ce qui peut être plus difficile à contrôler.

Ce choix-là a aussi été fait avec un seul foyer, alors qu’un autre proposait 2 foyers, ce qui était modulable en fonction du nombre de logement refait, du nombre de connexion. Hors, la solution avec un seul foyer ne permet pas d’adapter ou de moduler la production d’énergie. Enfin, le nombre de logement connecté est moins important que prévu, ce qui entraine une sous-utilisation de la chaudière.

Si l’équipe de Michel Le Scouarnec avait été réélue, le projet n’aurait très probablement pas été réalisé comme cela a pu être fait.

Et pourquoi ne pas produire de l’électricité en pédalant ? Je suis sérieuse !

Mais oui c’est possible! 

Cela se fait dans beaucoup de gares pour recharger son téléphone. Et c’est vrai que cela peut se faire sur des points ponctuels, y compris sur un espace intergénérationnel où on peut mettre en place des choses un peu différentes, un peu alternatives, ou dans l’entrée de ma médiathèque, au niveau du hall.  Il y a des choses qui peuvent totalement se faire à ce niveau-là.

Thème : social 

Qu’avez-vous prévu d’intégrer à votre centre social ? Comment pensez-vous cette structure ?

Il existe deux types de centres sociaux. Certains sont municipaux, comme à Vannes, et d’autres de type associatif. Un centre social communal représente la Ville. Il est donc difficile d’émettre une critique ou une revendication quand on est seul. L’association, où une relation de confiance est établie, où des échanges avec d’autres riverains peuvent se faire, a plus de poids pour relayer le problème auprès d’élus. Un centre social c’est aussi, quelque part, un contre-pouvoir et c’est pour ça aussi qu’on le veut associatif. De plus, Auray dispose d’un tissu associatif très riche. Certaines associations travaillent au Parco ou au Gumenen, comme le PIMM’S, le Cap des Possibles, le Lieu-dit, la Mal ou encore la ludothèque La Marelle… Il s’agit de s’appuyer sur ces associations, dans le cadre de la politique de la Ville, et de leur donner plus de moyens. En mutualisant leurs compétences, tout en leur permettant de garder chacune leur identité propre, ce centre social pourra regrouper un ensemble de services. 

La plus-value c’est que chaque habitant peut apporter son idée ou son projet et y trouver un relais.  

Ce centre social, même s’il reste contractualisé avec la Ville, vise à une réelle collaboration avec les associations et à être un trait d’union avec les habitants. On souhaiterait aussi y mettre en place une

épicerie sociale et solidaire, comme à Brest, qui fonctionne très bien avec des produits bio, locaux et de saison. 

Qu’est-ce que le guichet unique ? C’est en lien avec une tarification plus juste?

L’idée, c’est de simplifier les démarches. Grâce aux outils informatiques disponibles aujourd’hui, les habitants n’auront à fournir leurs justificatifs qu’une fois par an. Il n’y aura plus à les présenter à chaque inscription  (accueils de loisirs, restauration scolaire, Athéna…)  Par exemple : on donne ses ressources une fois, en septembre, à l’accueil de loisirs. Au mois d’octobre, pour aller à Athéna, le tarif sera ajusté en fonction des ressources déclarées en septembre. Sous réserve évidemment que l’usager ait accepté de partager ses données.

Et pour l’accueil des migrants, quelle est votre position ?

Auray souffre de carences au niveau de l’accueil des publics fragilisés. Il y a des accueils possibles, gérés par la Sauvegarde 56. Mais les places sont insuffisantes. L’accompagnement des demandeurs d’asile n’est pas suffisant, malgré le travail de l’association L2A par exemple. Il existe aussi d’autres associations sur Vannes et Lorient, qui peuvent également être sollicitées pour améliorer la qualité de l’accueil des migrants. C’est une priorité de ne pas les laisser à la rue. Il faut faire du lien pour trouver des solutions d’hébergements, proposer un accompagnement juridique, un apprentissage du français. Il faut notamment aider les jeunes migrants scolarisés ou en recherche de formation en alternance.

Quelles mesures d’accompagnement pour la location pour les salaires inférieurs à 1500€ : absence de choix, longue attente dans le parc social ? Comptez-vous augmenter le nombre de logements sociaux ?

Il existe plusieurs dispositifs pour accéder à la propriété :

        – le « Bail Solidaire ». Le candidat devient propriétaires du bâti mais pas du foncier.

        – le « prêt social location-accession » : pendant 1 à 3 ans, le foyer est d’abord en location, et puis commence un remboursement de prêt pour devenir acquéreur, pour le coup du logement et du foncier

Concernant le logement social. Actuellement, le parc de logements sociaux municipal est de 23%. La loi nous impose 20%. Il est probable que nous passions en Communauté d’Agglomération et que nous dépassions une population de 15 000 habitants à Auray. Le seuil serait alors, au niveau de la loi, de 25%. L’idée est donc de ne pas attendre, et d’anticiper. Donc, oui, il va falloir créer des logements sociaux. Par contre, on respectera d’une part, la loi, et d’autre part notre volonté de mixité sociale. Notre objectif est donc de développer du logement social diffus. C’est-à-dire de mélanger à la fois du logement social, des propriétaires, des locataires, et ceci dans différents quartiers, un peu partout dans la ville. En la matière, Auray est déjà assez exemplaire en la matière, puisque l’on trouve des logements sociaux dans un peu tous les quartiers de la ville. 

Nous avons lancé une dynamique intercommunale et nous  travaillons avec 12 listes citoyennes d’AQTA sur tous ces dossiers : logements sociaux, écologie, pistes cyclables, énergies renouvelables, cantines scolaires, solidarité etc…

Thème : handicap

Handicap : Comment les personnes en situation de handicap intellectuel pourront participer à la vie locale ? Envisagez-vous de rendre les lieux accessibles à tous, et de permettre de mieux s’orienter dans la ville ?

Pendant son mandat dans l’équipe de Michel Le Scouarnec, Claire Masson avait pu faire un état des lieux avec l’association des Paralysés de France pour relever les dysfonctionnements et points d’améliorations. Nous reprendrons et actualiserons cet état des lieux. Cette semaine, lors du porte-à-porte, nous avons rencontré des personnes à mobilité réduite qui rencontrent encore de grandes difficultés à se déplacer dans Auray. Nous ferons en sorte de pouvoir accompagner et faciliter le quotidien de ces personnes dans la ville.

Sur le site de la ville, nous proposerons des textes adaptés aux publics en situation de handicap intellectuel (textes Faciles A Lire et à Comprendre – FALC). 

Concernant l’emploi, nous serons attentifs et inciterons les entrepreneurs à respecter la loi et à embaucher des personnes en situation de handicap.

Les Budgets participatifs pourront également être un moyen pour proposer de nouvelles solutions d’accessibilité dans la ville.

Pouvez-vous développer « rendre la ville plus inclusive pour les personnes en situation de handicap » ? A part la signalétique, un projet d’habitat inclusif pourrait-il être envisagé ?

Nous prônons la mixité large, c’est-à-dire mixité sociale, intergénérationnelle et mixité inclusive. Cela signifie que pour tout nouveau projet, notamment pour l’habitat, l’accès aux services, le transport etc. il y aura la prise en compte des personnes en situation de handicap mais aussi des personnes âgées, isolées ou sans le permis de conduire…

Thème : mobilités

A quoi correspond le « test sur la piétonisation du centre-ville »

Cela consiste à se mettre d’accord sur une période durant laquelle une, voire deux rues seront piétonnes. 

Nous avons bien dit que nous étions pour une démocratie participative. Il ne s’agit surtout pas d’imposer quelque chose, mais de mettre en place une concertation avec les usagers, commerçants, riverains ou personnes de l’extérieur d’Auray et de voir ensemble quelle rue, et sur quelle période, il peut être intéressant de piétonniser. 

Ça ne peut pas s’improviser ni se décider en petit comité. Ça n’est pas notre manière de faire de la démocratie participative.

Les chemins près du ruisseau du Reclus sont impraticables l’hiver. Peut-on envisager d’aménager ces chemins pour se rendre par tous les temps zone Océane à pied en sécurité ?

La réflexion est en cours, mais nous aimerions pouvoir installer un chemin sur pilotis suffisamment éclairé, afin de pouvoir s’affranchir des contraintes naturelles liées à la météo et traverser le parc Utting en toutes saisons.

Comment concevez-vous une meilleure signalétique des parkings ?

On nous a fait une remarque très intéressante qui est de dire qu’il faudrait mettre de la couleur pour avoir plus de lisibilité. Parfois, les noms sont un peu compliqués ou mal-compris.

Il faudrait donc mettre en place une signalétique différente, mais aussi des panneaux avec différents types de couleurs et puis des distances.  De même que d’indiquer le nombre de minutes de marche à pied entre les parkings et le centre-ville, comme cela a déjà été fait dans de nombreuses communes, sur l’exemple de la ville de Pontevedra en Espagne (« metrominuto »). Cela permet de pouvoir voir le temps à pied pour rejoindre le centre-ville.

Cela a déjà été fait à certains endroits à Auray, mais cela manque de cohérence. Il n’y a pas de signalétique commune à toute la ville. 

Concernant le stationnement, L’actuel mandat a essayé de travailler sur un principe de période (zone bleue). Pour nous, ce qui est important c’est que cela reste gratuit, mais c’est aussi de revoir les périodes pendant lesquelles on peut rester stationner à un endroit. Ce n’est pas toujours très clair.

Ce travail est  à faire, et à mener en concertation avec les commerçants car ils sont également concernés au premier chef.

Prévoyez-vous de limiter la voie express à 90 km autour d’Auray ?

C’est une idée à laquelle nous avons pensé en groupe de travail. En effet, la question se pose principalement au niveau des nuisances sonores, parce que, dans les faits, en période d’affluence, il est rare de dépasser les 90km/h sur cette portion. Cependant, le bruit est un vrai problème, et qui concerne également la commune de Pluneret.

A l’image de ce qui a été fait à Pontivy, il faudrait que l’on arrive à avoir un passage à 90km/h. Mais pour être totalement honnête, cette décision dépend de la préfecture et non directement de la Mairie.

Thème : culture

L’abonnement à la médiathèque courte 10 euros, pourquoi faire de la gratuité ?

La gratuité de la médiathèque fait partie de nos propositions. L’idée est de dégager un agent de cette tâche comptable afin que son temps soit consacré de façon plus utile et intéressante dans la culture, la médiation.

On souhaite aussi que le centre social ait une annexe de la médiathèque sur place. 

Est-ce que l’on fait de l’assistanat ou du tout gratuit?

Alors non, on ne fait pas du « tout gratuit ». La médiathèque seulement ! Donnons le contexte réel. Aujourd’hui, les abonnements représentent 30 000 euros à l’année (recette). Maintenant que les médiathèques fonctionnent en réseau, chaque médiathèque du réseau peut avoir accès à notre fond de la médiathèque d’Auray.

Avant, il y avait des personnes qui venaient des  communes alentour pour s’abonner à la médiathèque d’Auray car il n’y avait pas le même fond. Maintenant, s’ils s’abonnent à Brech, à Pluvigner, ou dans une commune du réseau, ils auront accès au même fond. Il n’y a donc plus d’intérêt à venir s’abonner à Auray. Ils s’abonneront dans leur commune.

On perd donc 20 000 euros. Il reste 10 000 euros de recette annuelle. Est-ce vraiment nécessaire et raisonnable de mobiliser des agents là-dessus ? C’est une réflexion.

Comme le prix est décidé entre toutes les médiathèques, il faudra évidemment en échanger avec les autres communes.

Mais la question va se poser en effet autour de ces 10 000 euros. Pour rappel, le budget de la ville d’Auray est de 13 millions de fonctionnement par an et 4,5 millions d’investissement. Là, nous parlons de 10 000 euros…

Le terme d’assistanat est péjoratif et très mal venu. Nous sommes dans une ville où il y a de la misère sociale. Nous pensons qu’il faut aider, être solidaire et cette façon de présenter les choses me semble très peu constructive.

Thème : sport

Il manque un parcours de santé à Auray, des rameurs en libre-service, vers le parc Utting.

Oui c’est vrai nous avons fait ce constat aussi et, en concertation avec les habitants, il  faudra décider où on le met en place. Il y a plusieurs sites possibles d’implantation.

Skate-park : Quel est votre projet. Comment justifiez-vous le budget élevé ?

Nous voulons créer des lieux conviviaux et intergénérationnels. Ce ne sera donc pas seulement un skate-park, mais aussi un lieu d’échange et de partage, qui proposera des équipements de loisirs (transats, terrains de pétanques, espaces de jeux…) aux côtés du skate-park. Notre budget de 800 000 euros comprend tous ces équipements dédiés à la population. Encore une fois, il a été chiffré et intégré à notre budget.

Pour la réalisation du skate-park a proprement dit, nous avons rencontré les acteurs concernés afin d’affiner le projet et de proposer quelque chose qui soit vraiment en adéquation avec leurs besoins en milieu urbain. Il y a aussi besoin de proposer les bons aménagements pour permettre le partage des voies et les déplacements, par exemple avenue Kerroux pour permettre aux skateurs de se rendre au lycée.

Comment avez-vous prévu de gérer les associations sportives ?

Chaque enfant doit pouvoir bénéficier d’une place en activité s’il le désire.

Nous avons pris contact avec toutes les associations sportives. Il faut augmenter leur implication dans la ville, il faut augmenter les possibilités de sport loisir et d’initiation, parallèlement à la compétition pour tous. 

Il faut poursuivre les efforts de collaboration avec les partenaires sportifs, mais un office municipal des sports n’est pas pour le moment nécessaire.

Thème : urbanisme

Que comptez-vous faire de l’Hôtel-Dieu? 

Il faut déjà commencer par acquérir les lieux, qui appartiennent aujourd’hui à l’hôpital. On a besoin à Auray d’espaces associatifs et de logements. L’idée est de mettre en place une société d’économie mixte, rassemblant la commune, bailleurs sociaux et privés, pour co-construire un projet mixte public/privé sur cette surface immense en plein cœur de ville.

Et qu’allez-vous faire des locaux vétustes des associations caritatives dans l’ancienne école Rollo ?

Sur l’école Rollo, on a envisagé une solution équilibrée financièrement… C’est un projet, ce n’est pas acté. L’idée est de reprendre les locaux actuels pour éventuellement les revendre, ce qui nous permettrait de construire une maison des associations sur un autre terrain communal… Cela doit se faire en concertation avec les associations, et il faut aussi assurer la pérennité des associations dans ce laps de temps… 

Thème : gestion municipale/gouvernance

Concrètement, vous ferez tout ça avec quels moyens ? Tout est budgété mais, au final, certains vont devoir payer la note. Endettement par habitant ?

Notre budget est l’équilibre. Nous avons dans notre équipe l’ancien directeur financier de la ville d’Auray (auparavant directeur financier de la ville de Saint Malo), Pierrick Kergosyen, qui a fait un travail remarquable. Ses compétences ne font donc aucun doute!

Aujourd’hui, La ville investit en moyenne 4.5 millions d’euros / an. Sur 6 ans de mandat ça fait 27 millions. 

Notre budget a été chiffré intégralement et reste en dessous de cette limite, y compris en y incluant les projets lancés par l’actuelle municipalité (réhabilitation des halles, salle de la forêt…).

Concernant l’endettement, il a baissé. Aujourd’hui, il est à 925 euros d’environ par personne. Il était, il y a quelques années, un peu supérieur à 1000 euros. 

Et notre idée n’est absolument pas de creuser cet endettement puisque notre budget est à l’équilibre. Pierrick a fait un travail remarquable dont on peut se vanter ! 

Sécurité : Vous annoncez vouloir verbaliser les voitures sur les trottoirs. Allez-vous le faire toute l’année, notamment les jours de marché et des événements ? 

Il y a une réflexion à engager sur une éducation aux automobilistes. 

Le stationnement anarchique à Auray, notamment le lundi, jour de marché, est un vrai problème pour les piétons et les personnes à mobilité réduite. Il suffit de prendre une poussette pour en faire le constat : les jours de marché, circuler en centre-ville est un vrai problème de sécurité. 

Nous pensons à des solutions de stationnement proche de l’hyper-centre avec une amélioration des cheminements, qui seront finalisées avec la participation des habitants. 

Quelle sera votre relation avec les forces de l’ordre ?

La meilleure possible !

 C’est le travail en collaboration qui permet de faire avancer les choses. Nous voulons être plus présents dans les quartiers, avoir des médiateurs pour relayer les demandes mais aussi de faire de la prévention, désamorcer, ou même éviter d’éventuels conflits de voisinage ou de personnes, rassurer et donner un sentiment de sécurité.

On parle beaucoup de gouvernance partagée, démocratie participative. Concrètement comment cela va se passer au sein du conseil municipal ?

Il y a plusieurs choses :

– la transparence : la transparence c’est avoir plus de fiches d’informations pour les habitants et d’avoir un site internet mieux construit. 

– l’ouverture : il y a aussi le fait d’ouvrir les commissions d’élus et faire des commissions extra-municipales pour concerter. Délocaliser le conseil municipal est aussi possible et aller plus dans les quartiers, proposer des prises de paroles avant ou après le conseil, …

– la concertation : nous voulons proposer des référendums car consulter les habitants c’est les rendre acteurs des grands projets. L’idée est que les alréens puissent interpeller les élus par des moyens de pétition. Ce sont des dispositifs qui existent déjà dans d’autres communes.

– le budget participatif : La mise en place d’un budget participatif existe déjà, par exemple à Lanester, Rennes et cela fonctionne très bien. Les habitants proposent des projets sur le site de la commune,

puis votent et choisissent les projets qu’ils souhaitent. Et nous, nous avons le projet de commencer avec un budget de 150 000 euros la première année.

Avez-vous pensé à l’égalité hommes/femmes dans les services municipaux ? Congés, véhicules, salaire ?

Nous sommes une liste très militante au niveau du féminisme. D’une manière générale, les services municipaux ont besoins d’apaisement et on s’attachera vraiment à restaurer un lien de confiance entre les élus et les agents de la Ville.

Comment peut-on vous croire ?

Parce que nous sommes sincères déjà ! On a une démarche spontanée, on parle avec nos convictions, il y a des personnes sur la liste qui ont eu des rôles municipaux dans le passé et ils ont pu mettre en œuvre ce qu’ils avaient dit.

Une dernière question, comment envisagez-vous de démarrer un nouveau mandat avec une nouvelle équipe, jeune et inexpérimentée connaissant le contexte actuel?

L’équipe de Dumoulin quand elle est arrivée était complètement inexpérimentée, plus que nous encore qui avons 3 anciennes adjointes… 

Notre richesse va être dans la pluralité des personnes qui sont présentes sur la liste et dans le collectif… Parmi nous beaucoup ont travaillé en collectivités territoriales, ont accompagné les élus dans la mise en place des politiques éducatives de territoire, des politiques sociales, des politiques urbaines… 

La compétence et le dynamisme d’une équipe jeune, c’est quelque chose d’incomparable avec une équipe qui peut être parfois très âgée dans certaines communes. 

Je pense que nos compétences  et notre dynamisme sont des atouts !

Merci à tous, et à très bientôt pour un nouveau rendez-vous live !

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